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Une équipe de l'ISMER s'intéresse aux courants du site Old Harry

Les connaissances scientifiques sur les courants marins du Golfe Saint-Laurent sont actuellement insuffisantes pour permettre une modélisation crédible d'un éventuel déversement pétrolier.
C'est ce que conclut une équipe de l'Institut des sciences de la mer de l'Université du Québec à Rimouski, suite à l'analyse de la modélisation d'un déversement pétrolier soumise par Corridor Resources, dans le cadre de son étude d'impact environnemental du projet de forage exploratoire de la structure Old Harry.
L'UQAR-ISMER en fera la présentation lundi, à Québec, à l'occasion du congrès annuel de l'ACFAS, l'Association francophone pour le savoir.
Il en ressort notamment que la proposition du groupe de prospecteurs pétroliers de Halifax est peu crédible, d'expliquer Frédéric Cyr, étudiant au doctorat en océanographie physique.
Par exemple, sa simulation numérique du pire scénario possible s'étend sur un mois, par périodes de six heures, mais elle omet de faire la somme de ces périodes de fuite d'hydrocarbure, afin d'en analyser la dispersion complète:

L'équipe de Frédéric Cyr, chapeautée par son directeur de thèse Daniel Bourgault, va jusqu'à se déclarer elle-même incapable de développer un modèle fiable pouvant simuler le parcours d'un déversement pétrolier majeur dans le Golfe Saint-Laurent, parce qu'elle n'en connaît pas les courants:

Cela fait dire à l'océanographe physicien originaire des Îles-de-la-Madeleine que le rapport de Génivar, sur l'évaluation environnementale stratégique sur la mise en valeur des hydrocarbures du Golfe sera lui-même incomplet.
Ce rapport final de l'ÉES sera déposé d'ici deux à trois semaines auprès du ministère des Ressources naturelles du Québec.

2013-05-03

  

 

Briser le silence entourant la culture du viol

source: CALACS l'Espoir

Le Centre d’aide et de lutte aux agressions sexuelles l’Espoir des Îles salue le courage de celles qui osent prendre la parole pour dénoncer la culture du viol qui sévit dans l’archipel.
Au cours du dernier mois, Maryse Arseneau, qui se déclare elle-même victime d’un viol collectif survenu cet été, et Cécile Chevrier qui déplore la loi du silence qui a entouré ce drame, ont toutes deux choisi la tribune des pages du lecteur du journal Le Radar pour exprimer leurs doléances.
Myriam Turbide, intervenante psycho-sociale du CALACS, dit qu’il n’est pas facile de parler dans un petit milieu où tout le monde se connaît :

Pour sa part, la Sûreté du Québec se défend bien d’encourager la loi du silence en ne réagissant pas publiquement aux crimes sexuels qui sont portés à son attention.
Le sergent Claude Doiron explique que les enquêtes des policiers sont de nature strictement confidentielles :

Selon Myriam Turbide, une vingtaine de victimes de viol par année sollicitent les services du CALACS des Îles.
Or, Claude Doiron souligne que tous les cas ne sont pas systématiquement signalés aux policiers.

2016-09-28